Lancement du Congrès des maires

Emmanuel Macron participera mardi 19 novembre après-midi à l’ouverture solennelle du congrès de l’Association des maires de France (AMF), qui va rassembler pendant trois jours 12 000 élus.

Pour rappel, Emmanuel Macron avait brillé par son absence lors du dernier congrès des maires.

Des associations d’élus de petites et moyennes communes ont lancé dans le JDD dimanche 17 novembre un « cri d’alarme » face à la recrudescence des incivilités et de la délinquance, dénonçant la banalisation de l’économie parallèle, l’omniprésence de rodéos troublant en permanence l’ordre public, le tout avec un sentiment d’impunité des délinquants.

POSITION DES RÉPUBLICAINS

Depuis son élection, Emmanuel Macron est resté enfermé dans une vision centraliste et technocratique, pour laquelle tout doit venir d’en haut dans notre pays. Sa soudaine tentative de séduction des maires, à quatre mois des élections municipales, ne trompe personne.

Cela n’efface pas les décisions du gouvernement allant à l’encontre des élus locaux : une campagne #Balancetonmaire organisée par Team Macron, une diminution des moyens alloués aux collectivités locales (2/3 des communes ont vu leur dotation forfaitaire baisser en 2018), le problème irrésolu des déserts médicaux, l’abaissement de la vitesse à 80km/h sans concertation avec les élus locaux, la fermeture de nombreuses classes en zone rurale (plus de 800), le manque total de réponse à la question brûlante des mineurs isolés ou encore les menaces perpétrées par Gilles Boyer qualifiant «d’ennemis » tous les maires qui ne soutiennent pas le président.

L’Etat n’a cessé de demander des économies aux collectivités locales qu’il ne s’est pas appliqué. Dans son dernier programme de stabilité budgétaire, le gouvernement attend que les deux tiers des efforts budgétaires soient réalisés par la sécurité sociale et un tiers par les collectivités locales. Le déficit de l’État continue de se creuser depuis 2017.

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